Vendredi 2 octobre
5
02
/10
/Oct
15:30
Arrivée à Addis Abeba, le 13 avril 2008
Atterrissage en douceur sous le ciel bleu azur d'Addis Abeba.
Aujourd'hui c'est dimanche, nous posons nos valises et nous filons au musée ethnologique.
Au programme, une belle collection d'objets usuels, d'artisanat et d'objets religieux, la présentation de différentes ethnies et des objets caractéristiques de leurs modes de vie, comme
les appuie-nuques.
Bien entendu, nous finissons la visite par Lucy la petite australopithèque découverte dans l'Afar éthiopien, en 1974.
Ensuite, nous rejoignons mon amie Béatrice Sudret au restaurant "Le Jardin".
Béatrice est expatriée depuis 5 ans. Elle a eu cette idée folle
de monter une ferme de canards et de produire du foie gras, des confits... Aujourd'hui elle exporte dans toute l'Afrique de l'est !
Après une visite de sa French Duck Farm, un repos bien mérité nous
attend avant une semaine de folie...
Le 14 avril
Après avoir pris le petit-déjeuner en terrasse et avoir profiter du soleil de ce début de matinée, il est grand temps de se mettre au travail !
Direction Churchill Road pour un premier "bain" dans le monde fabuleux de l'artisanat éthiopien et surtout pour vérifier l'inflation locale.
Il faut être prêtes car cet après midi nous avons rendez-vous avec une femme d'affaire avertie, l'un de nos fournisseurs.
Nous retrouvons bien-entendu des objets familiers : les colliers en ébène, les icônes, les porte-bibles...et puis quelques poteries en argile inspirées du travail des falashas.
Les falashas étaient des juifs éthiopiens regroupés dans la région de Gondar, au nord de l'Ethiopie jusqu'à ce que l'Etat d'Israël organise leur immigration dans les années 1984-1985 et
1991.
Après 4 heures de négociations ardues et la visite surprise
de la soeur du premier ministre, nous prenons congé.
Nous filons sur Bole Road au Women's shop center, une boutique d'artisanat local de femmes, à la recherche d'un tissu en coton épais vu l'année dernière et destiné à Nathalie
de Dédale l'atelier.
Une fois le tissu trouvé et acheté, nous partons direction le bas de la rue du Sheraton pour une visite de la St George Galerie. Cet endroit est fortement recommandé, on y trouve de très beaux
objets d'arts primitifs, des peintures, des tissus, des meubles. A voir absolument !
A 19 h, arrivée au Sheraton pour une petite réunion de travail ( = échange sur les impressions de cette première journée) devant un verre de vin rouge éthiopien (Axoumit) au lobby bar.
Le 15 avril
Ce matin, nous avons rendez-vous avec un autre fournisseur. Nous décidons d'acheter des statues, des
masques, des croix coptes, des peintures, des nappes de grandes dimensions comme les réclament quelques bonnes clientes devenues presque des collectionneuses ! Un peu de patience le stock n'est
pas encore arrivé en Bretagne ( Arrivée le 8 septembre) !
L'heure du déjeuner est proche, nous rejoignons le Hilton et nous nous installons près de la piscine.
Nous retrouvons là Sophie rencontrée quelques jours plutôt dans l'avion.
Nous lui proposons de se joindre à nous afin de faire plus ample connaissance.
Sophie est une artiste installée à Paris, vous pouvez découvrir son travail sur notre blog dans la rubrique "Nos coups
de coeur d'ici et d'ailleurs" !
Béatrice nous rejoint pour avaler un sandwich club et nous fait part de son angoisse, elle n'a plus de gaz, il y a pénurie depuis plus d'un mois à Addis ! Va-t-elle devoir cuire ses foies gras au
feu de bois...suspens !
Après le repas nous embarquons Sophie avec nous pour de nouveaux achats, un avis supplémentaire est toujours intéressant ! Puis nous partons récupérer les achats de la veille mais il faut tout
vérifier, et commencer les papiers pour l'exportation...c'est moins drôle !
Nous repassons à St Georges Gallery pour Sophie avant de faire une pause St Georges beer au Sheraton. Saint Georges est le patron de l'Ethiopie, il est donc mis à toutes les sauces ! Il
est temps d'appeler le transitaire en France qui n'a pas trouvé de correspondant éthiopien à des prix raisonnables ! L'angoisse monte !!!
Nous ramenons Sophie au Hilton puis nous filons chez Béa pour déposer les achats...
Le 16 avril
Ce matin, nous allons rendre visite à un fournisseur rencontré l'année dernière par hasard. Parfois le hasard fait bien les choses, même très bien !
Cet homme a l'art et la manière de retravailler les thèmes et les techniques traditionnels de l'Ethiopie pour créer des produits contemporains d'une excellente qualité.
La cerise sur le gateau : il a obtenu l'année dernière le label "Commerce équitable ".
Quelques photos pour le plaisir !!!
Une nouvelle collection très "cocotte" !!
Des poteries sont fabriquées grâce à la
technique du Raku.
L'argile est enduite d'huile de sésame puis frottée aux feuilles d'eucalyptus, ce qui donne cette patine noire.
La poterie ne subit qu'une seule cuisson pour garder ce bel aspect satiné !
... vient ensuite la nouvelle collection de housses de coussins...
et d'étoles !!!
Bref, nous ressortons enchantées. Maintenant nous allons attaquer la partie la plus complexe, trouver un transitaire efficace !
Nous rejoignons Béatrice au Hilton, puis nous traversons la ville pour rencontrer Brook de Green International, son transitaire. Nous parlons prix, douanes, transporteur français et nous
concluons ! Rien ne vaut d'être sur place pour trouver ses partenaires !
Tout ça nous a donné soif (eh bien oui, il fait 30°) et beaucoup soulagé. Nous partons prendre une bière au bar "Chez Guy". L'électricité est coupée, ce sera donc bières aux chandelles !!
Puis nous décidons d'aller manger des tebs, dans un bar restaurant que nous vous recommandons particulièrement pour son ambiance, pour l'acceuil, la nourriture, pour tout, "Le bateau
Ivre".
Et voici le patron !
Le 17 avril
Le taxi est en panne ! La journée commence bien, le temps presse, le stress monte !
Nous retournons au show-room pour récupérer nos achats et régler la partie administrative...Tout est bien emballé, les papiers sont prêts, c'est un vrai bonheur de travailler de cette façon !
Nous visitons les ateliers. Dans les couloirs nous entendons chanter et rire. La bonne humeur est reine.
Les tisserands nous montrent leur travail et les potières demandent à être photographiées.
Nous sommes invitées à déjeuner au Sheraton par le Rotary et nous présentons l'entreprise !! Nous y rencontrons des représentes de l'association "Femmes Solidaires".
Peut-être aurons-nous l'occassion de travailler ensemble à l'avenir.
Bon, maintenant il est temps d'acheter les nappes tissées et brodées à la main. Béa nous rejoint et nous partons ensemble à Shiromeda. Les négociations sont difficiles, nous n'en achetons que 8.
Ce n'est pas grave, samedi nous irons au merkato !! Le plus grand marché d'Afrique, il fait plus d'un kilomètre carré.
Le 18 avril
Ce matin, nous allons dans le quartier Piazza, le quartier des bijoutiers... Nous avons retrouvé "les traces" d'une créatrice rencontrée un an plutôt. Nous
avons donc rendez-vous dans sa boutique ! Nous sommes accueillies comme de vieilles amies par Elsa et sa soeur Shusha, deux jolies arméniennes qui ne manquent pas de talent ! Nous ne savons plus
où donner de la tête, les bijoux sont tous plus beaux les uns que les autres, c'est le paradis des femmes !
Il est décidé de façon unanime qu'il faut tout essayer ! Aller au boulot, ça ne va pas être facile, mais nous avons un grand sens du sacrifice et du dévouement pour d'Addis et
d'ailleurs...
Une fois les colliers essayés et choisis, il est temps pour nous de rejoindre Bernadette de l'ONG Accueil Enfants d'Ethiopie (ACEDE) et
les femmes de "Femmes solidaires" au restaurant "Le jardin". Nous nous reverrons sûrement pour concrétiser un partenariat.
Une autre aventure nous attend cet après-midi...beaucoup moins sympathique !!!
Nous devons nous rendre à la chambre de commerce afin de récupérer un certificat d'origine pour l'ensemble des produits achetés et revoir la procédure très complexe pour exporter et importer des
produits éthiopiens.
Ça durera l'après-midi et la matinée suivante...8h00 pour un bout de papier et des renseignements qui s'avèreront faux. On a connu pire ! Mais c'est usant ! Heureusement nous avons des soutiens
de poids, notre fournisseur préféré et surtout notre Béa préférée...
Le 19 avril
Cet après-midi, nous allons donc au Merkato avec Béa. Nous achetons une quarantaine de nappes dans une ambiance indescriptible, la négociation est rude, très serrée !
Des touristes américains ne sont pas loin et cassent le marché !
Béa traite un vendeur de "Guragué" (tribu de l'ouest connue pour être radin), il finira par céder aux prix demandés et 40 nappes plus tard il finira par sourire !
Il a gagné sa journée et nous nous sommes satisfaites de la transaction !
Voilà, c'est fini, nous avons acheté notre stock ! Pour la peine, nous allons prendre une douche, la première depuis plusieurs jours puisque les coupures d'eau sont de plus en plus fréquentes et
de plus en plus longues dans la capitale éthiopienne, tout comme les coupures d'électricité !
Ah ! y'a toujours pas d'eau ! Mais si, le gardien de Béa a fait une réserve cet après midi pendant "l'heure sans coupure". Nous allons mettre l'eau à chauffer et ça fera l'affaire !
Il faut se faire belle, ce soir nous dînons au "Sérénade", un excellent petit restaurant tenu par un yéménite.
Le (dimanche) 20 avril
Et voilà, maintenant il faut emballer. Nous préférons nous occuper nous même de cette tâche, au moins si un objet est abîmé ce sera de notre faute !
Allez, un peu de nerf ! Si nous travaillons bien, nous aurons du foie gras à midi et des magrets !
Une fois le repas terminé, nous partons au Shératon pour une après midi piscine...oui mais aujourd'hui (contrairement au reste de la semaine) le soleil n'est pas au rendez-vous, c'est pas de
chance !
Nous nous ne baignerons pas, nous ferons les comptes...pfffffffffff !
Le 21 avril
Comme nous l'avons dit précédemment, les informations qui nous avaient été donné à la chambre de commerce étaient faux. Nous retournons à la chambre de
commerce...
C'est reparti pour une procédure le tout en anglo-amharique, c'est pas simple !
Nous devons remplir un document pour les douanes éthiopiennes à l'aide d'une machine à écrire !
Oui, une machine à écrire ! Nous partons à la recherche d'une MACHINE à ECRIRE au stadium...
Nous obtenons ensuite tous les tampons nécessaires ! Voilà une bonne chose de faite !
Après un bon repas au "Bateau ivre", nous partons pour une nouvelle aventure à la "National bank" afin d'obtenir un "bank permit", nous ne l'obtiendrons pas aujourd'hui.
Béatrice ira le récupérer un autre jour car ce soir nous partons. Nous partons en laissant notre stock derrière nous mais entre de bonnes mains. Il s'agit juste d'être patient !
21H00 : Il est temps d'aller à l'aéroport prendre "le cheval de fer volant" qui nous mènera jusqu'à Paris ! Nous laissons donc notre amie Béa avec ses canards et ses coupures d'eau, avec regrets,
mais nous nous retrouverons très bientôt !
